La Coudée rejoint le mouvement national qui appel à une marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale le samedi 26 septembre et signe le texte collectif.
Rendez-vous A partir de 10h au Là Itou
pour celleux qui souhaitent préparer des slogans, des pancartes…
Repas partagé
Départ en covoit pour rejoindre la manif à Dijon
En 2022, le Président de la République se demandait « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires?».
La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Le pays vient de brûler encore cette année.
Qui aurait pu prédire que plus de 8 000 personnes mourraient de la canicule cet été, dans une indifférence presque totale des décideurs politiques ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les personnes précaires dans des logements mal isolés, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que des milliers de gens allaient vivre leur journée retranchés ou dormir la nuit dans des caves pour échapper à leur logement surchauffé ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions?
Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours ?
Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies ?
Qui aurait pu prédire qu’on laisserait les enfants dans des écoles surchauffées ou privés d’école, les pompiers et les hôpitaux sans moyens ?
Qui aurait pu prédire que Total Énergies encaisserait 5,4 milliards de dollars de bénéfices en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, en profitant de la flambée du baril sur fond de guerres pour l’accès aux ressources ?


Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit. Les compagnies pétrolières le savaient dès 1971. Le GIEC l’avait prédit depuis 1990 et à de nombreuses reprises des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.
Nous nous sommes mobilisé·es
- Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat.
- Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.
- Contre les méga-bassines, pour que l’eau reste un bien commun et non le privilège d’une poignée de producteurs de l’agro industrie.
- Contre le retour de pesticides interdits, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.
Nous avons été ignoré·es.
Nous exigeons un plan d’urgence
Pour protéger immédiatement les populations face aux conséquences du dérèglement climatique, il faut d’urgence :
- Des lieux frais accessibles.
- Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD, et plus globalement des villes et des villages où l’on ne meure pas de chaud.
- La protection des travailleuses et des travailleurs.
- Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors.
- Des moyens humains et matériels réels pour les secours.
- Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan de transformation écologique
- Pour sortir des énergies fossiles et réduire notre consommation énergétique.
- Pour un urbanisme qui protège davantage les sols, arbres et espaces de nature de l’artificialisation.
- Pour une agriculture qui respecte le vivant et les paysan·nes.
- Pour protéger la santé de nos écosystèmes: les forêts, les sols, les rivières, les nappes phréatiques, l’air.
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui sont responsables de la catastrophe et en profitent, avec un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches et la fin des superprofits des entreprises d’énergies fossiles et de l’armement.
Notre collectif, composé d’organisations du monde associatif, syndical et des partis, a le souci des personnes qui ont le plus souffert cet été des canicules, de la sécheresse et des incendies : paysan·ne·s, soignant·e·s et tous les travailleur·euse·s du bâtiment et des espaces extérieurs, personnes vivant dans des bouilloires thermiques et personnes vivant à la rue, pompiers, enseignant·e·s, écolier·e·s
Le meilleur remède à l’eco-anxiété, c’est la mobilisation !
Et cette mobilisation ne s’arrêtera pas là !
La marche n’est que le début d’un mouvement plus grand. Si nous faisons cortège ensemble, c’est que nous sommes unis derrière les mêmes causes, même si nos moyens d’action ne sont pas les mêmes. Nous avons besoin de tout le monde pour renverser la machine.
Aussi après la marche, toutes nos organisations, associations, syndicats et partis poursuivront la mobilisation, jusqu’à ce que le système change, enfin. Rejoignez le mouvement, signez l’appel et engageons-nous, le 26 septembre et après !
Manifestation organisée à l’appel de :
Amis de la Conf Côte-d’Or ; ATTAC 21 ; Amis de la Terre Côte-d’Or ; Asso en Scène ; Collectif Ethique sur l’Etiquette Dijon; Confédération paysanne de Côte-d’Or ; Dijon Avenir ; EVAD ; Extinction Rebellion Dijon ; France Nature Environnement Côte d’Or ; FSU 21; GFA citoyen Champs Libres ; Greenpeace Dijon ; La France Insoumise 21 ; La Maison Phare ; LDH Section de Dijon et agglomération ; Le La Itou La Coudée ; Les Ecologistes de Côte-d’Or ; Les Jeunes écologistes Bourgogne ; Les Jardins de Virgile ; Oxfam Dijon ; RISOMES ; SCIC Ferments Communs ; Soulèvements de la Terre comité Dijon; Valendons Vivants ; UD CGT Côte-d’Or.